Sep 8th

Troubles anxieux

ByNolwenn | In articles, News

Angoisse, panique, comment s’en sortir

  • Un peu d’anxiété est tout-à-fait naturel. Quand elle est normale, elle est une protection efficace face aux dangers. Mais quand elle devient excessive, elle nuit considérablement à l’existence.
  • 15 à 20% des français seraient anxieux, les femmes étant deux fois plus nombreuses à en souffrir que les hommes, surtout après 40 ans. Toutefois, on peut observer que toutes les générations sont concernées : les enfants sont anxieux pour leurs résultats scolaires et leur avenir, les parents pour l’éducation de leurs enfants, les personnes âgées pour leur place dans la société. La mutation de la société occidentale, géniale et incroyablement rapide, génère aussi un stress conséquent pour les populations qui n’ont d’autre choix que de s’adapter, et souvent malgré elles. La crise depuis 2008, avec son lot d’incertitudes et de précarités, est le noyau social de l’anxiété. Mais le trouble anxieux généralisé (TAG), quand il devient pathologique, peut être décrit comme une accumulation de stress et de peurs, la plupart démesurées et irrationnelles.
  • Le diagnostic

  • Selon le DSM, ouvrage recensant les critères diagnostiques des troubles de la santé mentale, le TAG est évalué selon plusieurs marqueurs : anxiété excessive depuis au moins 6 mois concernant un certain nombre d’événements ou d’activités, comme le travail par exemple. La personne éprouve de la difficulté à contrôler cette préoccupation ; l’anxiété est associée à au moins trois des symptômes suivants (1 seul chez l’enfant) : agitation ou sensation d’être à bout, fatigabilité, problèmes de concentration ou de mémoire, irritabilité, tension musculaire, perturbation du sommeil. Le diagnostic sera confirmé par le fait que l’anxiété et ses symptômes entrainent une souffrance significative et une altération du fonctionnement social, professionnel, privé et qu’il n’est pas du aux effets physiologiques d’une substance (médicament, ou substance donnant lieu à un abus)..
  • Dans la tête d’un grand anxieux

  • La vision du monde est la plupart du temps pessimiste. Le pire est à venir, c’est inéluctable. Donc, il faut se préparer, anticiper, contrôler pour tenter d’avoir un pseudo pouvoir sur ce qui se passe et limiter la casse. Mais comme les peurs sont souvent irrationnelles, il n’y a rien à contrôler … le patron qui le regarde avec insistance lors d’une réunion qu’il présente et l’anxieux interprète que son chef n’est pas satisfait, qu’il va le virer et que c’est dans la rue qu’il finira. La mère scrute son enfant qui rentre de l’école avec un léger mal de tête, c’est sûr : il a une méningite, il faut partir sur le champ aux urgences.
  • Comment se soigner

  • En prenant du recul et en relativisant. Facile à dire, mais quand on est dans l’œil du cyclone … .
    L’anxieux connaît parfaitement le mécanisme de son anxiété. Et oui, comme il contrôle tout, il a repéré très vite comme cela se passe. Donc, fort de cette connaissance, il sent arriver le début de la crise. C’est à ce moment précis qu’il est recommandé d’agir pour endiguer le tsunami : pratiquer quelques exercices respiratoires, restructurer sa pensée de façon plus rationnelle en se posant trois questions essentielles : « mes prévisions pessimistes sont-elles absolument sûres ? », « est-ce que je risque vraiment quelque chose de grave ? », « que puis-je faire d’utile dans cette situation ? ». Se reposer, partir en vacances, profiter pleinement de moments agréables, faire du sport, se porter une attention douce, à chacun de trouver son « antidote » capable de calmer la tempête sous le crâne.
    Florence Foresti, ex-grande anxieuse, dit que la scène l’a sauvée. En pleine crise panique, son prof de théâtre l’a fait quand-même monter sur scène et l’angoisse est retombée. « Là, j’ai compris que le fait de jouer un personnage était le seul moyen d’évacuer l’angoisse de mort, l’anxiété. » (in Psychologies Magazine).
  • Si l’anxiété devient trop forte et incontrôlable, il est préférable de consulter un médecin et d’envisager une thérapie. Les thérapies comportementales et cognitives (TCC), dont les nouvelles thérapies de pratique de la Pleine Conscience, donnent le plus souvent de bons résultats.

  • + d’infos

  • France : http://www.revivre-france.org/
  • Suisse (forum) : http://www.anxietas.ch/forumanxietas/

 

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EVENEMENTS :

« Méditer ensemble », soirée de pratique de la Pleine Conscience le 30/08/18

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