Juil 16th

La négativité tue les neurones

« Il fait froid ! et il pleut tout le temps. J’en ai marre de cet automne pourri, et le brouillard tous les jours … je n’en peux plus, il faut que ça s’arrête sinon je vais craquer. » Ecouter votre cher et tendre se lamenter était franchement pénible. Dorénavant, une nouvelle réalité s’impose : subir les geignards nuit gravement à la santé.

30 minutes pour devenir bête

  • Vous n’avez pas pu passer au travers. Votre concierge d’immeuble a réussi à vous coincer entre les boites-aux-lettres et le vide-ordures, vous devez maintenant subir ses jérémiades. Vous pouviez penser jusqu’alors que c’était un sale moment à passer et c’est tout, or, une recherche de neuroscientifiques, relayée par Trevor Blake dans son livre « Three Simple Steps : A Map to Success in Business and Life », révèle que l’exposition prolongée à la négativité atteint la fonction cérébrale.
    La première mauvaise nouvelle, dont vous avez pu vous rendre compte par vous-même, c’est qu’après ces lamentations interminables, vous avez le moral en berne et êtes plutôt encline à voir le verre à moitié vide qu’à moitié plein. Hélas, quand on est contraint d’écouter quelqu’un de négatif, on adopte à la longue son comportement. Mais il y a pire encore : l’exposition à la négativité rend bête. Les neurosciences ont démontré en effet qu’une exposition de 30 minutes à la négativité détruit les neurones de l’hippocampe. Biensûr, on le sait maintenant, le cerveau est plastique et crée de nouveaux neurones. Mais l’hippocampe est la zone cérébrale qu’on utilise pour régler des problèmes. Imaginez-vous en réunion à votre travail et l’ensemble des présents gémissant : n’est-ce pas terrible ce qui se passe ? « Pensez que votre cerveau est alors réduit en bouillie », conclut Trevor Blake.
  • La contre-attaque positive

  • Et quand on sait que la plupart du temps ceux qui se plaignent n’attendent pas une solution de votre part mais que vous participiez à leur complainte, il en va de votre bonne santé de vous sortir du traquenard. Trevor Blake propose quelques stratégies :Prenez de la distance. Ne vous laissez pas engloutir par les lamentations qui cherchent à vous influencer, intériorisez-vous, faites le calme. Si c’est trop difficile, prétextez une course urgente et quittez les lieux. Demander à la personne comment elle va régler le problème permet souvent de lui clouer le bec. Encouragez-la à prendre l’initiative de trouver une solution. Vous pouvez aussi vous mettre dans votre bulle, ou imaginer un
    bouclier protecteur entre l’autre et vous. Le golfeur Ballesteros, alors que la foule lui était hostile comme il jouait contre Nicklaus, a imaginé une cloche en verre descendre du ciel et se déposer autour de lui. Il a gagné le match. Imaginez-vous également dans un endroit que vous aimez, empreint de sérénité. Cette plage blanche au sable fin fera parfaitement l’affaire. De toute façon, l’autre n’a pas besoin que vous lui parliez mais que vous soyez là pour l’écouter. Hochez la tête de temps en temps et faites comme si … .
  • Il va s’en dire qu’il ne s’agit pas de se replier sur soi et tourner les talons à votre empathie naturelle. Faites appel à votre capacité de discernement : le tri s’exige entre souffrance qui demande votre aide et les geignards professionnels qui vous utilisent comme déversoirs. Et préférez plutôt les émissions de télé distrayantes ou enrichissantes qu’aux émissions de télé-réalité où l’on pleure, râle et se lamente sans chercher à solutionner le problème … .

 

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