Fév 6th

Peut-être avez-vous pris de bonnes résolutions en début d’année : « régime, faire du sport, ne pas emporter de travail à la maison », etc. Peut-être est-ce déjà oublié ? Chaque année, c’est la même histoire, vous avez le sentiment de recopier la même liste. « C’est l’intention qui compte ! », dites-vous.

 

C’est du flan !

Souvent, nous nous réfugions derrière de fausses bonnes raisons pour ne pas tenir nos engagements,  alors que les bonnes résolutions qui ne tiennent pas ont à voir avec nos freins psychologiques. Dans le domaine de la santé, nous serions 57% à être aux petits soins pour nous-mêmes. Pourtant, 36% d’entre nous suivent difficilement les recommandations  visant à la prévention de notre homéostasie, mais déclarent qu’ils en ont l’intention. C’est un point de départ, mais vain d’en rester  là. Dans le hit-parade des « excuses » bidons, mais que nous connaissons tous très bien, la croyance que ce n’est pas le bon moment pour nous et que plus tard sera plus propice. Le manque de temps, le fait qu’un changement (d’alimentation) altère nos habitudes bien ancrées, que cela n’a pas marché pour les autres donc que ce sera idem pour soi. Certains allant jusqu’à nier l’intérêt de veiller sur soi.

Changer, une prise de risque

Si nos bonnes résolutions ne tiennent pas, il faut aller voir du côté de notre dimension psychologique, et de nos zones de confort/défi. Tout d’abord, le changement s’engagera quand nous serons convaincus de son utilité ou de sa nécessité. S’il est vécu comme une pression, une harangue à rentrer dans le moule des diktats sociétaux (il faut maigrir, il faut être avenant, …), il est probable que nous entrions en résistance. La façon dont nous avons été éveillés ou pas, petits, nous indique aussi comment nous déploierons le changement dans notre vie : si notre enfance a été scandée des restrictions anxieuses de nos parents dans notre prise d’autonomie, nos désirs d’exploration, comment pourrions-nous tenter, une fois adulte, des expériences nouvelles ? Un changement, cela peut être coûteux : en temps, en volonté, en rigueur, voire en discipline, autant dire tout ce qui pourrait être vus comme des contraintes. Donc, mieux vaut parfois rester là où l’on en est, et trouver un équilibre dans le déséquilibre…  . En prenant conscience de nos patterns (schémas psychologiques), nous nous permettons déjà de glisser de notre zone de confort vers notre zone de défi.

Réconfortons notre souffrance

Le psychiatre Stéphane Clerget explique la nature de la transformation : « Le patient avait comme un caillou dans sa chaussure et un jour celui-ci disparaît : moins d’agressivité, de comportements égoïstes … L’armure qui l’enfermait dans l’habitude a disparu parce qu’il a osé regarder en face les causes de son mal-être et trouve désormais plus de plaisir à faire “autrement”». Pour changer, commençons par identifier notre souffrance, sans la juger, sans combattre, ni s’en détourner. Traitons-la aimablement, elle nous raconte notre histoire de vie. Puis, mettons en place une autre façon de procéder qui nous apportera plus de plaisir que la précédente, plus de satisfaction de soi-même. Plus de plaisir, une meilleure idée de soi nous encouragent à évaluer le changement comme un autre possible profitable. Nous passons du cercle vicieux de nos automatismes à un cercle vertueux nous rendant plus libres.

 

« La plupart du temps, nous n’avons pas peur de ce que nous ne sommes pas, mais peur de devenir ce que nous sommes vraiment. » Marianne Williamson.

 

Biblio

–          « L’amour et les kilos » du Dr Stéphane Clerget et Bernadette Costa-Prades-Ed. Albin-Michel

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EVENEMENTS :

« Méditer ensemble », soirée de pratique de la Pleine Conscience le 30/08/18

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